ELLES, ce sont celles qui comptent sans avoir besoin de le dire avec des mots.

Celles avec qui l’on rit plus fort parfois trop fort.

Celles avec qui l’on a envie de partager des moments sacrés.

LA PÉTILLANTE

ANAÏS

PORTRAIT 

Anaïs du compte Instagram @nissoubidou, et Seb (celui qui partage sa vie), répondent aux questions du bureau des brunettes.

J’adore coudre pour les autres, c’est sûrement ma façon,

un peu pudique, de dire “je t’aime”. 

ELLE

Comment tu te décrirais en trois mots ?

Bordélique jusqu’au bout des cheveux, rêveuse… et à la limite de la tête en l’air.


Qu'est-ce qui t'anime le matin lorsque tu te lèves ?

Je dors dans mon salon/salle à manger/atelier, et ma machine à coudre m’appelle dès le réveil, mais je dois attendre le soir pour lui répondre quand j’ai encore la gouache (et je ne parle pas de peinture haha) après ma journée de travail.

 

Qu'est-ce qui te fait sourire sans prévenir, le genre de sourire qu'on ne contrôle pas ?

Les détails que peu de personnes regardent, comme un couple âgé main dans la main dans la rue, un regard rempli d’amour...

Il y a une part de toi que peu de gens connaissent. Laquelle ?

J’ai un super pouvoir… je suis hypersensible et j’essaye d’en faire une force même si ce n’est pas toujours coton.

Seb, peux-tu présenter Anaïs de la façon dont tu la vois ?

Anaïs est très solaire, douce, attentionnée et sensible. Elle est pétillante, ultra-créative et possède un vrai univers bien à elle ; sa joie de vivre est tellement communicative. Je l'admire beaucoup pour sa résilience dans les moments difficiles de la vie. Elle est toujours partante pour suivre nos délires créatifs ou s'envoler à la découverte d'autres cultures. Je souhaite à tout le monde de trouver son Anaïs !

TON UNIVERS

Décris-nous l'endroit où tu te sens le plus toi-même.

Dans mon petit cocon coloré, vivant, imparfait (#bordélique) que j’ai créé pour ma fille June, moi et Brad Pitt (notre chat).

 

Qu’est-ce qui t’a façonnée telle que tu es aujourd’hui ?

La vie, tout simplement. Les épreuves, les rencontres. Mes parents, bien sûr, mais aussi mon homme, qui a affûté mon regard, mon sens du détail, mon exigence. Il est graphiste de métier et c’est un photographe passionné et talentueux. J’apprends énormément à ses côtés, que ce soit en photographie (passion que nous partageons), à prendre confiance en moi, à relativiser certaines choses…


Y a-t-il eu un moment, une rencontre, un déclic qui a tout fait basculer ?

La séparation avec le père de ma fille a été un élément déclencheur dans la construction de la femme que je suis aujourd’hui. Je me suis sentie libérée, j’ai pu me créer un nouveau cocon, à mon image, hyper coloré. J’avais envie d’un endroit où l’on se sente bien toutes les deux, même si, au début, ce n’était pas facile de devoir tout gérer seule. Puis il y a eu cette rencontre, celle de mon homme, qui a changé ma vie. Aujourd’hui, je me sens épanouie.

Quel objet te représente ?

Le découd-vite pour rester dans le thème de la couture. Je suis un peu étourdie et j’en use et abuse.

 

Tu as une manie, un rituel, une petite habitude que tu ne changerais pour rien au monde ?

Lever la tête et admirer les nuages. Et j’ai la chance d’avoir une belle vue dégagée et de pouvoir assister à des couchers de soleil incroyables depuis la fenêtre de ma chambre/salon/salle à manger/atelier.

 

Ton feed coloré reflète pleinement ta personnalité, et nous transporte à chaque découverte. D’où te vient cet univers si affirmé ? Ce sens du détail ? Ce goût pour la couleur et l’imprimé ?

J’ai toujours été habituée à porter de la couleur – 90’s baby ! Mon hypersensibilité nourrit aussi énormément ma créativité. Et en ce qui concerne mon identité visuelle, mon homme y est pour beaucoup. Je lui parle de mes projets et on imagine ensemble les mises en scène, les lieux… souvent pendant nos voyages. J’adore partir en voyage avec une ou plusieurs créations que je prépare pour l’occasion et que l’on peut mettre en valeur. 

J’ai toujours été habituée à porter de la couleur – 90’s baby ! Mon hypersensibilité nourrit aussi énormément ma créativité.

LES FEMMES DE TA VIE

Quelle femme a dessiné, consciemment ou non, une partie de qui tu es aujourd'hui ?

Ma maman sans hésiter.

Elle m’a construite en tant que femme.

C’est également une femme passionnée, mais de cuisine, pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Et ma grand-mère, à qui je dois ma passion pour la couture.

Est-ce qu'il y a un souvenir précis avec elle qui revient souvent ?

Nos moments mère-fille, devenus précieux parce que plus rares depuis que je suis moi-même maman.

Y a-t-il une femme à qui tu n'as jamais vraiment dit ce qu'elle représente pour toi ?

Toujours ma maman. Je ne lui dis pas assez que je l’aime, ni à quel point elle est incroyable.

Elle a toujours été là pour moi, surtout dans les moments difficiles, et elle m’aide énormément dans ma vie de maman solo. Alors merci à elle.

ELLES, PAR ATELIER BRUNETTE

Quand tu entends "à coudre pour Elles, avec Elles, en pensant à Elles", à qui penses-tu immédiatement ?

Je pense immédiatement à ma fille. On choisit ensemble les modèles et les tissus. Pour l’instant, elle n’a pas encore attrapé le virus de la couture… mais j’ai bon espoir ! Mais également à toutes les femmes de ma vie : ma maman, ma belle-mère (oui, oui, je l’adore), mes copines…

 

À qui offrirais-tu la pièce que tu as cousue, et quel en serait le symbole ?

À ma fille ou à ma mère. J’adore coudre pour les autres, c’est sûrement ma façon, un peu pudique, de dire “je t’aime”. Parce que je couds comme je parle peu : avec le cœur.

Seb, Anaïs a-t-elle déjà cousu pour toi ? Quel est son plus beau projet ? Celui qui compte le plus à tes yeux ?

Oui ! Je suis un grand adepte de hoodies oversize, et elle m'en a réalisé plusieurs. Elle y ajoute toujours sa petite touche de créativité (ajout de cordons en lacets de sneakers, personnalisation avec un logo que l'on a créé tous les deux...). Elle m'a aussi confectionné une banane en gabardine avec un patron qu'elle a créé elle-même. L'intérieur de la banane, doublé avec un tissu aux motifs du film Las Vegas Parano, fait toujours son petit effet à l'ouverture !

Grâce à cette belle communauté couture sur Insta, j’ai pu créer de vrais liens avec certaines d’entre elles qui sont désormais des amies proches.

LA COUTURE COMME LANGAGE

La première fois que tu as cousu quelque chose, c'était pour qui, ou pour quoi ?

La première chose que j’ai cousue, c’était de mémoire une robe pour ma pomme. À l’époque, la couture ne prenait pas autant de place dans ma vie. Je m’y suis mise de manière assidue et passionnée à la naissance de ma fille.

 

Tu couds seule ou tu aimes partager ces moments ? Qu'est-ce que ça change de créer ensemble ?

Je couds très souvent seule, mais j’adore partager ça avec mes amies. On a fait pas mal de week-ends couture mémorables, à « squatter » la maison de mes parents.

Il nous arrivait même de pouvoir nous installer dans le jardin pour coudre ! Je trouve ça tellement chouette de partager une passion entre copines, de s’échanger nos astuces à la Jean-Michel À-peu-près…


Qu'est-ce que tu ressens quand tu crées ?

Un apaisement. Je suis dans ma bulle, loin de tout sauf de mon découd-vite.

 

Si tu devais coudre une pièce pour la personne que tu aimes le plus en ce moment, qu'est-ce que tu voudrais lui raconter à travers ce vêtement ?

Lui montrer à quel point, “droit ou zig-zag”, je tiens à elle/lui.

Il y a des amies couturières dans ta vie. Comment vous vous retrouvez, comment partagez-vous ?

Oh que oui, j’ai mon gang de “COUDpines”. J’avais déjà des copines fans de couture avant Insta, mais grâce à cette belle communauté couture sur Insta, j’ai pu créer de vrais liens avec certaines d’entre elles qui sont désormais des amies proches. Pour celles qui sont dans le coin, on se retrouve pour des expositions sur Paris et faire des photos de nos créations. Pour les plus éloignées, on se donne rendez-vous tous les ans au salon du DIY Porte de Versailles ou lors d’un week-end organisé.

 

Est-ce qu'il t'arrive de collaborer, de créer un projet couture à plusieurs mains ? Qu'est-ce que ça fait de voir quelque chose naître comme ça ?

J’adore les projets en duo, trio… On échange beaucoup, on se partage nos inspirations du moment, on imagine des projets ensemble, nous cousons chacune de notre côté mais on se retrouve pour shooter nos créations… c’est une vraie énergie collective.

 

Quel est le souvenir le plus précieux que tu gardes d'un moment de couture partagé ?

Alors ce n’est pas un moment de couture partagé, mais plutôt la partie photos. Ce sont souvent des moments géniaux où on rit énormément en cherchant des poses improbables sous le regard amusé des passants, qui parfois s’incrustent sur les photos.

LA PASSION, L'ORIGINE

D'où te vient cette passion pour la couture ? Y a t’il une histoire derrière ?

J’ai toujours aimé créer : peinture, bijoux, tricot, crochet… Je me suis passionnée pour la couture naturellement après y avoir goûté.

L’idée de pouvoir créer son propre vêtement m’a séduite et, étant grande, j’en avais marre d’avoir des manches trop courtes.

Je pouvais enfin avoir la liberté d’ajuster des vêtements à ma taille !

 

Comment as tu appris à coudre ? Et qu'est-ce que tu as vraiment appris, au-delà du geste technique ?

En autodidacte, avec les conseils précieux de ma grand-mère.

Au-delà de la technique, j’ai appris la patience, la rigueur… et à accepter l’imperfection. #soucidudetail

 

Est-ce qu'il y a une femme, une personne, qui t'a transmis quelque chose à travers la couture, consciemment ou non ?

Oui. Mon arrière-grand-mère, couturière de profession, confectionnait des robes de mariée, et ma grand-mère cousait pour toute la famille… Je crois que ça coule dans mes veines.

Quels sont les bienfaits immédiat que la couture t'a offerts ?

La sérénité. Et cette sensation unique de porter quelque chose que j’ai créé moi-même. C’est hyper gratifiant.

L'ÉMOTION, AUTREMENT

Y a-t-il quelque chose que tu as créé ou fabriqué de tes mains, qui portait une intention particulière ?

Pas forcément… si ce n’est faire plaisir, ou faire sourire avec mes tutos “ratés” sur Insta.

 

Qu'est-ce qui te touche profondément ?

Beaucoup de choses. Merci l’hypersensibilité !

 

Comment choisis-tu chaque projet à coudre ?

Au coup de cœur. Un patron, un tissu… puis je cherche l’association parfaite entre les deux.

Merci Anaïs de nous avoir ouvert les portes de ton univers si singulier, coloré et sensible.

À travers tes mots, nous avons découvert une couture instinctive et vivante, faite d’émotions, de transmission, de liens et de liberté.

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